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La Fio chute face à la Lazio

La Fio chute face à la Lazio
Felipe Anderson (Lazio Rome) - Icon Sport

Seconde ex-aeco la Fiorentina avait, pour son dernier match de la phase aller de Serie A, la possibilité de devenir championne d’automne (oui même le 9 janvier) en cas de victoire face à la Lazio et de contre-performance de l’Inter et du Napoli. Mais à cause de sa maladresse face aux buts et le réalisme des Romains, la Viola ne concrétise pas sa bonne première partie de saison avec cette défaite 1-3.

Dans ce choc contre des Laziale en difficulté cette saison et englués à la 10e place du championnat, la Fiorentina rentre immédiatement dans son match et se procure très vite des occasions. Dès la 3e minute, Matias Fernandez obtient un bon coup-franc à vingt mètres des buts et se charge lui-même de l’exécuter. Le ballon frôle la lucarne pour ce qui est sa première charge offensive. Marcos Alonso voit ensuite sa frappe contrée par Wesley Hoedt et donner un corner mal négocié à la 13e, avant d’assommer Lucas Biglia en lui tirant dans la tête un coup-franc. Les visiteurs lassés de courir après le ballon (seulement 39% de possession pour eux contre 61% pour la Fio) et voyant les attaquants florentins maladroits dans le dernier geste, vont alors se rebeller. Le jeune aillier Balde Keita prend ainsi sa chance dans une position difficile après avoir dribblé son vis-à-vis et voit Ciprian Tatarusanu repousser le ballon d’une belle parade du pied (28e). Quelques secondes plus tard c’est au tour de Serguej Milinkovic-Savic de tenter, et le milieu voit sa reprise de volée fuir de peu le cadre (29e). Le même Milinkovic-Savic va ensuite voir sa tête, parfaitement smashée, repoussée sur la ligne par Astori alors qu’il avait réussi à lober Tatarusanu (32e). Les Romains seront finalement récompensés de leur forte domination sur le dernier quart d’heure de cette première mi-temps puisque Balde Keita va une nouvelle fois martyriser la défense de la Viola avec sa vitesse impressionnante et va ce coup-ci réussir à gagner son duel face au gardien roumain (45e). L’arbitre de ce match renvoit immédiatement les deux équipes aux vestiaires sous les sifflets du stade Artemio Franchis, pas content d’avoir son équipe se faire bouger durant quinze minutes avant de craquer sous les accelérations de l’attaquant sénégalais de la Lazio.

La seconde période reprend de manière très calme, les joueurs de la Viola, sans doute brassés par Paulo Sousa durant la pause, tentent de s’appliquer et prennent possession du ballon, mais n’arrivent pas à se montrer dangereux. En face, la Lazio se contente de gérer les percées adverses, mais semble se satisfaire de cette courte avance, n’essayant d’exister que par des contre-attaques vite étouffées par la défense florentine. Mais l’un des métronomes du jeu florentin, Milan Badelj, se blesse tout à la 58e minute et abandonne ses coéquipiers sur civière, ce qui casse l’élan de son équipe malgré la rentrée du prolifique Josip Ilicic deux minutes plus tard. A la 74e, Paulo Sousa lance Giuseppe Rossi à la place de Matias Fernandez afin de rajouter un attaquant. Ce coaching a failli s’avérer immédiatement payant puisque le fantastique attaquant italien place un magnifique enroulé du gauche mais voit cette frappe détournée en corner par Berisha alors qu’elle partait pour se loger dans la lucarne opposée (75). Pepito Rossi semble avoir transcendé ses coéquipiers par sa hargne puisque ses multiples tentatives font monter le bloc violet qui obtient notamment plusieurs corners et occasions mais sans réussite. Bien décidé à jouer un mauvais tour à son adversaire du soir, la Lazio mène un contre éclair grâce à Candreva qui transmet à Matri seul aux six mètres, mais celui-ci fait une frappe de poussin au moment de crucifier Tatarusanu qui n’a qu’à se baisser, tout heureux, pour récupérer le ballon (88e). Cette balle de break manquée aurait même pu être catastrophique puisque deux minutes plus tard, Giusepe Rossi, très en évidence depuis son entrée, place une volée splendide dont lui seul a le secret que Berisha détourne in-extremis (89e). La Fiorentina se montre de plus en plus proche de l’égalisation puisque quelques secondes à peine plus tard, Marcos Alonso voit sa tête raser la barre transversale des Laziale (89e). L’arbitre signale alors six minutes de temps additionnel pour ce qui va être, six minutes de folie. Toutes ces occasions manquées vont comme en première période pousser les hommes de Stefano Pioli a sortir de leur trou et, eux, se montrent efficace à l’image de Milinkovic-Savic. Le serbe parvient à dribbler deux défenseurs dans la surface adverse avant d’ajuster tranquillement Tatarusanu pour ce que l’on pense être le dernier but de ce match (92e). Mais deux autres buts vont suivre. D’abord par Facundo Roncaglia qui place après l’engagement une frappe lourde qui pousse Berisha à la boulette en ne parvenant pas à se saisir du ballon (94e). La Fiorentina se porte alors corps et âme à l’attaque pour égaliser, mais se fait finalement prendre à ce jeu par Felipe Anderson. Le milieu brésilien enroule une belle frappe sur un nouveau contre mené par Candreva et achève par la même occasion la Viola pour la dernière action du match (96e).

En attendant les huit derniers matchs de cette journée, la Fio reste à la deuxième place du classement à un point seulement du leader interiste mais pourrait se retrouver quatrième dimanche soir. La Lazio elle remonte à la neuvième place à onze points du podium.

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