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Coupe du monde 2022

Vieux port, bad boys et bouillabaisse

Vieux port, bad boys et bouillabaisse
L’Orange Vélodrome dans toute sa splendeur

Adieu, fadas ! Vous me reconnaissez ? J’ai pleuré quand Basile a mis sa tête en 1993, j’ai pendant longtemps eu la même coupe que Chris Waddle, je suis le paradis du bon goût, je suis, je suis…

Le Stade Vélodrome ! Bè, bien sûr !

(à lire avec l’accent, évidemment)

Initialement conssetruit en 1937, je me situe dans les quartiers sud de Mareuseille. Aujourd’hui rénové, je suis doté de 67 394 places et j’appartiens à cette belle ville qu’est Mareuseille. Je suis le second stade de France, bé oui fraté, et je suis le stade de ce splendide club qu’est l’Ohème.

Un ballon et des pédales

J’ai accueilli dix arrivées du Tour de France et les Championnats du monde de cyclisme sur piste en 1972, d’où le « Vélodrome ». On n’est pas tous des coucourdes dans le sud. D’ailleurs, en parlant de nom, je vais devenir l’Orange Vélodrome à l’issue de l’Euro 2016. Avec mon fraté Matmut, on pense faire une grève histoire de protester contre tous ces blazes chelou dont ils nous affublent. Ils feraient mieux de nous ramener Drogba, ce serait plus utile.

Sinon, à part ça, je suis le stade, hors région parisienne, le plus visité par les Bleus. Zizou et ses copaings sont venus fouler ma douce et verte pelouse 13 fois. J’espère leur porter chance face à l’Albanie la semaine prochaine.

Chez moi, on peut croiser : Matt Pokora, le sauveur des footballeurs (hashtag David Ginola). Nous aussi, on est là, Matt.

On a pu voir : vu mon âge canonique, un tas de choses. En 1938 (les presque trentenaires s’en souviennent), j’ai accueilli une demi-finale de la Coupe du monde. Les Italiens ont battu ce bon vieux Brésil (2-1). Mais ce n’est pas tout. Pendant la seconde guerre mondiale (les presque trentenaires s’en souviennent aussi), j’ai été le théâtre de courses de lévriers (aujourd’hui, j’ai droit aux chèvres), de moto, de concours de pétanque (jusque-là, c’est logique) et de combats de boxe avec Monsieur Marcel Cerdan.

Johnny – si je pouvais, j’habiterais dans un stade – Halliday est venu quatre fois. Faut dire qu’à Marseille, on sait mettre le feu (et pas qu’aux voitures). J’ai aussi applaudi Julio Iglesias (un vrai tombeur, comme moi), Joan Baez, les Pink Floyd, U2, The Rolling Stones, Luciano Pavarotti, The Police (et la police de Mareuseille), AC/DC ou encore Paul McCartney. Ça claque. Comme les pétards un soir de Classico.

Un match mémorable : En 52 après JPP, le 5 avril 2015 plus exactement. L’OM de Marceloco Bielsa reçoit le PSG de Laurent Blanc (lui-même ex-Marseillais) pour le compte de la 31e journée de Ligue 1. Pour l’occasion, j’accueille 65 148 spectateurs survoltés et j’enregistre alors la meilleure affluence de mon histoire. Voyez plutôt :

Ça donne des ailes à notre Dédé Gignac préféré qui ouvre le score à la 30ème. Hélas, ce Parisien de Blaise Matuidi égalise à peine cinq minutes plus tard. Mais ça a le mérite de chauffer Dédé Gignac qui frappe encore et s’offre un doublé. Sauf que le PSG égalise à nouveau cinq minutes plus tard par Marquinhos. Les nerfs. Alors qu’on aurait pu s’acheminer doucement sur un match nul, il a fallu que le Suédois aux grands pieds mette la pression à notre Jérémy Morel national. Et ce con fout le ballon au fond : 2-3, score final. J’ai pleuré pendant des jours. D’ailleurs, c’est même moi qui ai demandé à ce que le petit Jérémy soit transféré.

Les affiches à venir :

Samedi 11 juin, à 21 heures : Angleterre-Russie

Mercredi 15 juin, à 21 heures : France-Albanie

Samedi 18 juin, à 18 heures : Islande-Hongrie

Mardi 21 juin, à 18 heures : Ukraine-Pologne

Jeudi 30 juin, à 21 heures : quart de finale

Jeudi 7 juillet, à 21 heures : demi-finale

Allez, gâtés les fratés !

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