Les Gallois passent sans gloire

Les Gallois passent sans gloire
Les Gallois passent sans gloire - Icon Sport

Un but contre-son-camp de McAuley à quinze minutes du terme a permis au Pays de Galles de battre l’Irlande du Nord (1-0) au terme du match le plus mauvais de l’Euro 2016. Pas grand chose à retenir de ce huitième de finale si ce n’est que les Gallois se hissent en quarts pour la première fois de leur histoire et attendent la Belgique ou la Hongrie.

L’action de la rencontre

On joue le temps additionnel. L’arbitre de la rencontre, l’Anglais Martin Atkinson, réalise le geste parfait du match. D’un mouvement de bras impeccable, il porte le sifflet à sa bouche et d’un souffle parfait, fait vrombir sa bille trois fois pour renvoyer les vingt-deux acteurs au vestiaire, consacrant la qualif’ galloise. Le match le plus terne de l’Euro 2016 est derrière nous ! Ouf !

Au cœur du match

Dans la bruine de Cardiff un soir de mars, Gallois et Nord-Irlandais avaient joué une répétition de ce huitième de finale avant l’heure. Ce match, médiocre et achevé sur le score de 1-1, n’avait pas soulevé les foules, loin de là. Pris dans l’euphorie de l’Euro, nous avions préféré ne pas croire que le scénario se répéterait dans une enceinte du Parc des Princes habituée au spectacle. Et pourtant...

Les Britanniques réussissent l’exploit de nous offrir la pire première période de cet Euro. Bien arcboutés en défense, les Nord-Irlandais ne laissent pas d’opportunité aux Dragons gallois qui déjouent. Pris dans la tenaille, Gareth Bale n’est que l’ombre du joueur qu’il aura été contre la Russie lors du succès des siens (3-0). Au cœur du premier acte, seul Stuart Dallas se rapproche de l’ouverture du score mais l’attaquant de la Norn Iron trouve les gants de Wayne Hennessey. Et derrière ? Rien ! Aaron Ramsey croit bien ouvrir le score sur une bonne remise de la tête de Sam Vokes mais le joueur d’Arsenal est logiquement signalé hors-jeu. Le Pays de Galles fait tourner le ballon mais sans idée. La seule bonne trouvaille de la première période nous vient de l’arbitre qui renvoie aux vestiaires des Britanniques qui ont oublié que des millions de gens les observent.

ZZZzzzz

Enorgueillis par une tactique payante, les Nord-Irlandais attaquent le second chapitre du match avec plus de combativité et multiplient les semblants d’opportunité. Desserrant logiquement les lignes, ils voient Aaron Ramsey immédiatement saisir l’opportunité de trouver Sam Vokes mais, du front, l’attaquent manque complètement le cadre. Les Dragons n’y arrivent pas et Chris Coleman envoie Jonathan Williams au charbon. Choix payant puisque le nouvel entrant apporte du peps et de l’envie à un duel qui en manque. Pour autant, rien ne se passe jusqu’à la 75ème minute et un retournement de situation sans éclat. Bien servi par Aaron Ramsey, Gareth Bale adresse un centre tendu devant le but. Sous la pression de Robson-Kanu, rentré en jeu au préalable, le pauvre Gareth McAuley envoie le cuir dans ses propres cages. Les Dragons mènent au score sans gloire. Ils ne lâcheront plus les rênes devant la pauvreté offensive des Nord-Irlandais et se qualifient en quarts de finale.

L’homme phare de la rencontre : Michael O’Neill

En boostant les capacités ultra-défensives de sa Norn Iron, Michael O’Neill a presque failli réussir le coup parfait contre le Pays de Galles. S’il a tué le match et n’a pas contribué à ce que ce huitième de finale parisien soit un grand spectacle, le sélectionneur nord-irlandais avait trouvé la recette presque parfaite pour faire déjouer les Dragons. C’est déjà un miracle d’avoir conduit son groupe en huitièmes de l’Euro 2016. On ne le regrettera pas forcément au stade des quarts de finale.

Le taux de régalade : 1/10

Quelle première période catastrophique ! Quelle deuxième acte cataclysmique ! De nombreux observateurs avaient reproché à cet Euro à 24 qu’il accoucherait de moins de spectacle et de matchs trop faibles. Eh bien le duel Pays de Galles-Irlande du Nord de cet après-midi n’aura fait que leur donner raison. Un match qui n'avait rien à faire dans un tournoi international et qu'on a hâte d'oublier. Cerise sur le gâteau : les Dragons s'imposent sur un contre-son-camp pitoyable. Rien à retenir !

 

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