Tour des Nations : Colombie

Tour des Nations : Colombie
Et un café pour la 12 ! - Iconsport

Pendant 18 jours, l'équipe de la rédaction vous propose de (re)découvrir quotidiennement les 32 équipes qui disputeront la Coupe du monde 2018. Au programme d’aujourd’hui, la Colombie. Les Cafeteros veulent faire mieux qu’après leur dernière Coupe du monde, où ils avaient déjà brillé.

C'était comment la dernière fois ? 

La dernière fois, c’était il y a quatre ans. Au Brésil, le monde a appris à nous respecter. Notre équipe a montré qu’il fallait compter sur la Colombie pour devenir une grande équipe de football. Après avoir remporté nos trois matchs de groupe, très facilement, on affronte l’Uruguay, nos cousins latinos… Devant toute l’Amérique du sud, James Rodriguez, notre numéro 10, marque un doublé pour nous envoyer au prochain tour. Face à nous, tout un peuple derrière sa sélection, le Brésil. Le match est très disputé et Zuniga manque de paralyser Neymar sur un vilain coup de genou… Mais malgré son sixième but de la compétition, James ne nous sauve pas, défaite et merci tout le monde. Notre lot de consolation ? James Rodriguez termine meilleur buteur de la compétition.

La route a été bonne ? 

On ne va pas vous mentir, notre route n’a pas été très tranquille. On est la dernière équipe a être qualifiée directement et avec seulement 1 point d’avance, sur le Pérou, l’équipe barragiste. Après avoir très bien débuté nos éliminatoires, le problème a été la fin de notre mission. C’est simple, sur nos dix derniers matchs lors des éliminatoires, nous n’avons gagné que deux matchs… Dont une face à la Bolivie, le petit Poucet de la zone AmSud.  Mais bon, tout ça, nous a encore plus rapproché et on arrive, en Russie, avec encore plus de grinta.

Un p'tit gars à observer en particulier ? 

C’est le joueur qui nous a donné la possibilité de revenir au centre du paysage footballistique mondial. Radamel Falcao Garcia Zarate, 32 ans et des dizaines et des dizaines de buts. El Tigre va jouer sa première Coupe du monde après avoir déclaré forfait quatre ans auparavant. Meilleur buteur à Porto, meilleur buteur à Monaco, j’espère qu'il va inonder le Mondial de buts. Son nom est un hommage au Brésil et à un joueur se prénommant Falcao. Tout était prévu alors ? Impossible de savoir, mais Falcao n’est pas un attaquant comme les autres. Actif dans le jeu, redoutable dans la surface de réparation et surtout clinique devant les buts! Hommage à cet attaquant qui mérite enfin de montrer son talent aux yeux du monde.

C'est quoi l'objectif cette année ? 

Notre objectif, c’est de faire mieux qu’il y a quatre ans et ça ne va pas être très facile. Nous sommes dans le groupe H, un groupe très équilibré et très difficile à aborder. On retrouve le Japon, qui était déjà dans notre groupe en 2014 et il faudra réussir à remporter un match face au Sénégal ou à la Pologne. Avec le retour en forme de James et la présence de Falcao, qui n’était pas là au Brésil, on espère tracer notre route dans le dernier carrée. En tout cas, notre but, c’est de donner du plaisir  à nos supporters, au pays, devant un petit écran dans le café du quartier !

Un scenario idéal ?  

Pour nous, le scénario idéal, ça serait de début notre Mondial par une victoire et surtout par un but de Falcao, pour le mettre en confiance. C’est ce qui se passe, nous remportons le match 3-0, nous sommes rassurés sur notre niveau et sur notre possibilité de faire mal à cette Coupe du monde. Deuxième rencontre, c’est la Pologne qui se dresse devant nous. Le match est beaucoup plus difficile que celui face au Japon, les Polonais nous font mal ! Mais nous réussissons à gratter le nul (0-0). Quasi assuré de passer, avec quatre points, on décide de mettre une équipe remanié face au Sénégal, malgré notre volonté de dicter le jeu, les Sénégalais ne lâchent rien! Difficile de contourner le bloc, mais sur un corner de James Rodriguez, Falcao coupe la trajectoire du ballon au premier poteau. But et 1-0, nous finissons premier du groupe et ça, c’est très important.

En huitièmes de finale, nous devons affronter l’Angleterre. Sur le papier, nous avons une équipe plus faible, mais sur le terrain nous ne laissons aucun centimètre à nos adversaires. Malgré un très bon match, nous n’arrivons pas à marquer durant les 90 minutes. Mais en prolongation, l’inévitable Falcao nous sort de ce traquenard, c’est son troisième but de la compétition et il nous permet d’avancer en quart de finale. Et c’est la que notre scénario idéal se termine… Pourquoi ? Et bien par ce que nous rencontrons l’Allemagne et que selon un prophète anglais c’est toujours elle qui gagne à la fin. On essaye, on tente, mais les Allemands sont trop fort…. Défaite, mais surtout exploit de retrouver pour la deuxième fois consécutive, ce stade de la compétition.

A l'inverse, un scenario catastrophe ?

Un bon scénario cauchemar, ça débute toujours par une défaite. Et pas n’importe quelle défaite, vous vous imaginez vous ça fait quoi de subir un triplé par Sakai ?! Le deuxième match est encore plus pathétique, après un coup du foulard raté, James se pète la cheville…. En se prenant pour Dalsim de Street Fighter, le joueur du Bayern nous pénalise et est obligé de quitter la compétition sur blessure. Le score est anecdotique, mais il nous élimine de la compétition. Pas besoin de faire un dessin, encore une défaite, synonyme de dernière place du groupe.. On perd 1-0, mais sur le plan de jeu on fait n’importe quoi, quelle déception, notre coach Pekerman a même versé une larme… Le pays est en crise, notre équipe se détruit, on a peu l’impression d’être la risée de ce Mondial. Et pour conclure la Coupe du monde comme il se doit, le Sénégal nous inflige une défaite de 4-0. Impensable, inimaginable, on commence à se dire que notre retour au pays ne va pas très bien se passer, beaucoup flippent pour leurs gosses. C’est que chez nous, la mafia ne rigole pas et l’honneur de la Colombie n’a pas à être bafoué devant le monde entier… En bref, on veut des vacances et ne nous parlez pas de football pendant, minimum, 2 mois.

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1 ! Comme le nombre de trophée que nous avons remporté. C'était la Copa America, en 2001.

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