Rencontre avec nos adversaires : Adrien, supporter danois

Rencontre avec nos adversaires : Adrien, supporter danois
Danemark - Iconsport

Enfin la Coupe du monde en Russie a démarré ! Les préparatifs pour suivre les matches des Bleus sont déjà assurés, chacun supportera l’équipe de France entre amis ou en famille autour d’une bonne pizza. Rencontre aujourd'hui avec Adrien, un voisin belge qui soutient le Danemark.

Après avoir découvert Simon, ce Français supporter australien, on traverse aujourd’hui la frontière pour retrouver un de nos voisins belges qui lui aussi soutient une équipe pas comme les autres. Adrien, 24 ans, est un féru de football. Rédacteur pour la page Valencia-Sport, il écrit également pour Nordisk Football, un site dédié au football des pays nordiques. Nous l'avons rencontré. Après avoir évoqué sa passion pour le football danois, il nous a livré ses objectifs pour le Mondial et les noms des joueurs capables d'apporter le danger face aux Bleus.

 

Cette passion pour le football du nord, en particulier celui du Danemark, lui est venue tardivement, grâce notamment à ses études et à differents voyages : "J’ai commencé à suivre le Danemark dès le début de mes études de traduction en langue danoise à l’université en Belgique en 2012. Avant ça, je dois bien avouer que ma connaissance du Danemark ou même de la Scandinavie était quasi inexistante. Six ans et un diplôme en traduction plus tard, la situation est complètement différente : j’ai appris à connaître le Danemark, son championnat et son équipe nationale grâce notamment à un séjour Erasmus ainsi qu’à un stage universitaire au pays. J’en ai profité pour aller autant que possible au stade, je me suis d’ailleurs énormément lié au FC Copenhague. Depuis, je reste constamment au courant du football danois. Pire, j’écris même depuis quelques mois des articles sur le football danois pour le compte du collectif NordiskFootball. C’est pour moi une belle façon de partager ma passion pour le football danois."

La sélection danoise connait en Russie sa première compétition internationale depuis l’Euro 2012 et une honnête troisième place dans le groupe de la mort qui l’opposait au Portugal, à l’Allemagne et aux Pays-Bas. Non qualifiés pour la Coupe du monde 2014 et l’Euro 2016, les Danois ont obtenu leur ticket pour la Russie après des phases de qualifications et un barrage remporté face à l’Irlande, en partie grâce à Christian Eriksen : "Cette qualification méritée pour la Coupe du monde en Russie fait énormément de bien aux Danois et est, selon moi, en adéquation avec la qualité de l’effectif actuel. Plusieurs joueurs se sont révélés ces dernières années (Sisto, Poulsen, Vestergaard pour ne citer qu’eux) et forment, aux côtés de joueurs plus expérimentés (Kjær, Eriksen, Schmeichel…), une équipe solide et surtout physique capable de ne pas faire que de la figuration lors de ce tour final. (…) Il a fallu un Eriksen en super forme lors de la double confrontation en barrage contre l’Irlande pour que le Danemark obtienne finalement son ticket pour la Russie. C’est d’ailleurs ce même Christian Eriksen qui a terminé meilleur buteur danois avec 8 réalisations. Même si Hareide prétend le contraire, on peut clairement parler d’Eriksen-dépendance. Toute l’animation offensive repose sur les épaules du meneur de jeu des Spurs."

Emmené par le milieu de Tottenham, le Danemark ne fait clairement pas partie des favoris de ce Mondial. Malgré ça, ses qualités ne sont plus à démontrer et les Scandinaves auront un rôle à jouer dans le groupe C face à la France, au Pérou et à l’Australie, un groupe à leur portée d’après Adrien : "L’objectif du Danemark est clairement de s’extirper du groupe C aux dépens normalement de l’Australie et du Pérou. Le groupe est, sur papier, abordable pour le Danemark, à condition de ne pas prendre de haut les adversaires. Avec application et détermination, la sélection danoise devrait en toute logique terminer à la seconde place, derrière les Bleus. La suite ne serait que du bonus, bien que cela dépende aussi de l’adversaire en huitièmes. Une élimination contre l’Argentine serait loin d’être honteuse par exemple. Le Danemark est solide derrière, je crains un peu plus le manque d’efficacité offensive, d’autant plus que le sélectionneur accorde énormément – voire trop – d’importance à la solidité défensive."

Il est vrai qu'à l’exception de Christian Eriksen, les hommes d’Åge Hareide sont plutôt inconnus du public français malgré le fait qu’ils jouent, pour la plupart, dans les grands championnats européens. Adrien nous dresse le portrait des Danois à surveiller pendant ce Mondial : "Outre Eriksen, dont tout le monde connaît les qualités, j’aimerais mettre en lumière deux autres joueurs : Pione Sisto et Thomas Delaney. Le premier est un ailier gauche rapide et technique de 23 ans qui joue depuis deux ans au Celta Vigo. Cette année, il a quand même délivré 10 passes décisives malgré son irrégularité parfois préjudiciable, un point sur lequel il doit encore s’améliorer. La réussite offensive du Danemark passera également par ses pieds. Le second est peut-être moins connu – et encore, il vient d’être transféré à Dortmund. Delaney, alias le joueur danois le plus cher de l’histoire, est un milieu de terrain assez complet. Bien qu’il ne soit pas forcément le joueur le plus sexy à regarder, sa présence apporte l’équilibre nécessaire à l’équipe. Il couvre énormément de terrain, fait le ménage quand il faut, mais peut aussi se porter vers l’avant. Il est à mes yeux l’homme de l’ombre de la sélection."

Enfin, on a interrogé notre Belge sur l’équipe de France, qui croisera la route de la séléction danoise le 26 juin : "Les Bleus disposent d’un des meilleurs effectifs du tournoi. La force de frappe offensive est vraiment impressionnante. Et quoi qu’en disent certains Français, la France est bel et bien candidate à la victoire finale. D’un point de vue personnel, j’espère avant tout que le Danemark va faire un beau tournoi et que les Belges vont enfin prouver qu’ils forment un vrai groupe en atteignant au minimum le dernier carré".

Les rencontres du Danemark en Russie : 

Retrouvez Adrien sur son compte Twitter mais aussi sur Valencia-Sports et Nordisk Football.

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