Demi-finales : France-Belgique pour les nuls

Demi-finales : France-Belgique pour les nuls
France-Belgique, demi-finale de la Coupe du monde 2018, le 10 juillet / Iconsport

Match 61/64. Elles ne sont plus que quatre équipes à rêver au titre mondial et parmi elles, les deux nations favorites se retrouvent avant la grande finale. Oui, la France et la Belgique sont les favorites naturelles de ce Mondial maintenant que tous les gros ont été chassés mais il va bien falloir les partager car un seul des deux pourra s'offrir un ticket pour Moscou afin d'y briguer la Coupe du monde. Le duel entre les deux pays frontaliers, amis et rivaux, fera des heureux et des malheureux. Franchement, on a grande hâte d'y être !

POUR VOUS ÉCHAUFFER, UN ŒIL DANS LE RÉTRO : 

Le parcours de la France : 

Sur la pente ascendante. Qu’il semble loin le temps où les supporters français se prenaient la tête dans les mains passés les duels poussifs contre l’Australie (2-1) et le Pérou (1-0). Les préparateurs physiques des Bleus savaient ce qu’ils faisaient en Russie : l’important était de faire rayonner athlétiquement le groupe lors des matchs à élimination directe. Tant pis s’il devait infliger aux spectateurs des matchs peu spectaculaires et des purges indigentes comme l’ultime match de poules Danemark-France (0-0). C’était le prix à payer pour voir les Bleus briller de mille feux et dominer leurs adversaires physiquement et collectivement. Après la folie furieuse de France-Argentine, remporté 4-3 par les Tricolores, le quart de finale gagné 2-0 contre l’Uruguay fut une démonstration de maitrise et de sérénité de la part des joueurs français. Sans paniquer tout en montant en puissance, les Bleus sont en demi-finale du Mondial en ayant laissé la sensation qu’ils peuvent encore faire mieux. On ne demande qu’à voir.


Pour aller plus loin

Le résumé honnête de France-Australie

Le résumé honnête de France-Pérou

Les notes de Danemark-France

Le résumé honnête de France-Argentine

Le résumé honnête de Uruguay-France

Le parcours de la Belgique : 

Un conte de fée, quelques embuches, mais un chemin glorieux. Impeccables et surtout féconds en buts (la Belgique est la meilleure attaque de la compétition avec 14 réalisations en 5 rencontres), les Diables Rouges ont écarté de leur chemin tous les obstacles qu’ils ont rencontré. Leur phase de poules présentait – il est vrai – un programme très accessible : le novice Panama d’entrée (3-0), une Tunisie limitée (5-2) et l’Angleterre B dans un match sans vrai relief (victoire 1-0 tout de même). C’est ensuite que l’aventure a réellement débuté et elle aurait pu connaître un épilogue plus anticipé que prévu contre le Japon. Menés 2-0 à 25 minutes du terme, les Belges ont bien cru vivre une désillusion à la galloise avant de se lancer dans une remontada historique pour une victoire 3-2 sans même devoir passer par les prolongations. La classe ! Surtout, dans ce Mondial, avant d’en passer par le test bleu-blanc-rouge, les Diables ont vécu le plus grand match de toute leur longue histoire en écartant le favori brésilien 2-1 avec maitrise et solidarité. Voilà le Plat pays en demi-finale, prêt à renverser des montagnes.

Pour aller plus loin

Le résumé honnête de Belgique-Panama

Le résumé honnête de Belgique-Tunisie

Le résumé honnête de Belgique-Angleterre

Le résumé honnête de Belgique-Japon

Le résumé honnête de Brésil-Belgique

ON EN EST OÙ DANS CE MONDIAL ?

 FRANCE-BELGIQUE , CA RACONTE QUOI ALORS ?

Première demi-finale de ce Mondial, ce France-Belgique alléchant oppose deux des nations européennes les plus impressionnantes de la décennie (oui décennie, n’ayons pas peur des mots). Depuis 2010, les deux formations n’ont eu de cesse de se construire avec cohérence et surtout de progresser sans relâche. Ce n’est au final qu’une petite surprise de retrouver les deux nations toutes deux restées à quai il y a 4 ans au Brésil. La Belgique battue par l’Argentine (1-0) et la France écartée par l’Allemagne sur le même score étaient en Amérique du Sud pour apprendre et faire grandir toute une génération. L’une et l’autre avaient fait la promesse de revenir plus fort et d’avancer en Russie : elles ont tenu parole. Désormais, une seule se hissera pour la grande finale de Moscou et une seule pourra prétendre au titre suprême de champion du monde. Pour leur 74ème confrontation – déjà – les Belges et leurs voisins les Français ont trouvé un écrin et un contexte à la hauteur de leur longue et belle histoire fraternelle. Une rencontre qui s’annonce riche en étincelles.

 LES ENJEUX CÔTE FRANCE :

C’est la sixième participation des Bleus aux demi-finales d’une Coupe du monde. Cela commence donc à faire de l’équipe tricolore une grande habituée de cette étape de la compétition puisque de toute l’histoire du Mondial, seules l’Allemagne (13 fois), le Brésil (11 fois) et l’Italie (8 fois) ont atteint le dernier carré mondial à plus de reprises que l’équipe de France. D’abord malheureuse dans l’exercice, la formation française a essuyé trois échecs de suite en tentant d’atteindre la grande finale (défaite en 1958, 1982 et 1986). Avant que tout ne s’inverse à domicile en 1998 puis outre-Rhin en 2006. L’enjeu côté français apparaît dès lors bien évident à Saint-Pétersbourg : faire en sorte que tout revienne à l’équilibre – ce n’est pas Thanos qui serait contre ce principe – en enchainant 3 victoires de suite en demies après avec essuyé 3 revers. De toute manière, quand on s’appelle l’équipe de France et qu’on est la nation la plus expérimentée et la plus titrée des quatre dernières rescapées (aux côtés de la Belgique donc et de l’Angleterre et de la Croatie qui s’affrontent dans l’autre demi-finale), on ne peut avoir d’autre objectif que la finale et le titre qui s’obtient au bout de l’épreuve.

 LES ENJEUX CÔTE BELGIQUE :

Peut-on légitimement enchainer à quatre jours d’intervalle les deux plus grands matchs de toute son histoire ? Difficile à prédire. En s’offrant le Brésil (2-1) en quart de finale de la Coupe du monde, la Belgique a écrit la plus belle page de son histoire. Par le passé, elle ne s’était hissée qu’à une seule reprise en demi-finale. C’était en 1986 mais elle avait alors éliminé l’Espagne en quarts, aux tirs au but. Une jolie performance mais qui n’a rien d’aussi gigantesque que l’exploit de Kazan de vendredi. Le Brésil de Neymar était donné gagnant d’avance par de très nombreux observateurs et la Belgique a élevé son niveau technique et tactique plus haut qu’on ne l’attendait. Bourrée de ressources, elle devra prouver qu’elle est capable de surprendre sur la durée et l’autre champion du monde, français celui-là, qui va se dresser sur sa route proposera une opposition en tout point différente. Les Tricolores jouent à s’ôter un peu de pression en en redistribuant aux Belges mais l’histoire n’est pas dupe : Griezmann et compagnie sont les favoris de la demi-finale. Si eux sont éliminés, il y aura un goût d’inachevé. Si la Belgique sort en revanche, elle viendra quoi qu’il arrive d’accomplir le plus beau tournoi de toute son histoire.

UN NOM DE JOUEUR FRANCAIS A PLACER DANS UNE CONVERSATION : OLIVIER GIROUD

Buteur providentiel de l’équipe de France depuis plus de quatre ans, l’attaquant de Chelsea Olivier Giroud est muet depuis que les Bleus ont atterri en Russie. Cela remonte même aux deux derniers matchs amicaux de préparation. Voilà ainsi sept matchs que le Girou’phare n’a plus illuminé une rencontre tricolore d’une réalisation face au but adverse soit sa plus longue période de mutisme depuis 2013. Une situation qui n’inquiète pas l’ancien Gunner outre-mesure, lui qui a pesé sur la défense adverse dans chacun des matchs qu’il a disputés au pays des Tsars. « C'est sûr que j'aimerais marquer, a déclaré le champion de France 2012 avec Montpellier en conférence d’avant-match. Mon tour viendra dès mardi ou en finale. Je ne me fais pas de souci, j'aurai l'opportunité à mon tour de faire trembler les filets. Bien sûr que je ne vais pas me gêner ! » Et si les Bleus remportent la Coupe du monde dimanche mais qu’Olivier Giroud affiche dans le même temps une bulle dans la colonne statistique des buteurs, vous pouvez être certains qu’on oubliera très vite ce manque d’efficacité de l’attaquant bleu.

UN NOM DE JOUEUR BELGE A PLACER DANS UNE CONVERSATION : THOMAS VERMAELEN

L’un des grands talents de la Belgique mais ô combien fragile à savoir le défenseur du Barça Thomas Vermaelen va être plongé dans le grand bain contre les Bleus. Jusque-là deuxième choix de l’entraineur Roberto Martinez, l’ancien Gunner va devoir numériquement palier la suspension de l’excellent Thomas Meunier. Palier numériquement car il va de soi que le joueur de 32 ans n’a pas les qualités pour évoluer dans un rôle de piston droit. On s’attend ainsi à le voir prendre la place du Londonien Jan Vertonghen dans la défense à trois si efficace des Belges. Cela aura pour conséquence de replacer le joueur de Tottenham au milieu de terrain, dans un rôle très défensif. Un chamboulement qui va mettre pas mal de pression à Vermaelen qui n’a jusque-là disputé que 74 minutes contre l’Angleterre dans un match sans réel enjeu et 7 petites minutes contre le Brésil. On dit qu’il n’est jamais bon dans une Coupe du monde de toucher à sa défense. La nécessité de remplacer Meunier par Vermaelen va-t-elle être le petit détail néfaste à la suite de l’aventure belge ? Vous pouvez être certain que nous aurons les yeux fixés sur la performance du joueur de Barcelone.

CE TWEET PEUT VOUS FAIRE BRILLER EN SOCIÉTÉ :

ON A FLAIRÉ LES 11 DE DÉPART PROBABLES :

France (4-2-3-1) : Hugo Lloris - Benjamin Pavard, Raphaël Varane, Samuel Umtiti, Lucas Hernandez - N'Golo Kanté, Paul Pogba - Kylian Mbappé, Antoine Griezmann, Blaise Matuidi - Olivier Giroud

Belgique (3-4-3) : Thibaut Courtois - Toby Alderweireld, Vincent Kompany, Thomas Vermaelen - Jan Vertonghen, Axel Witsel, Marouane Fellaini, Nacer Chadli - Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku, Eden Hazard

LES PRÉVISIONS MÉTÉO DE NOS PARTENAIRES DE CÔTÉ MÉTÉO (www.cotemeteo.fr) :

A SUIVRE EGALEMENT CE MERCREDI :

Croatie-Angleterre, 20h, au stade de Moscou.

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